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Préserver sa sexualité

Le cancer et les traitements affectent la vie sexuelle des femmes et des hommes concernés et de leurs partenaires. Or ce n’est pas une fatalité, des solutions existent.

Ce dossier a été réalisé en collaboration avec Rose Magazine et avec l'aide du Dr Pierre Bondil, chirurgien-urologue et sexologue au Centre hospitalier Métropole-Savoie ; du Dr Barbara Pistilli, oncologue médicale à Gustave Roussy ; du Dr Marion Aupomerol, gynécologue à Gustave Roussy ; du Dr Lucie Véron, gynécologue à Gustave Roussy ; de Elise Ricadat, psychologue clinicienne et membre du Centre de recherches Psychanalyse et Médecine et Société ; de Eliane Marx, psychologue et sexologue libérale à Strasbourg ; de Justine Henrion, sexologue à la Maison Rose de Paris et au Centre S’time d’Amiens ; de Jean Bourdin, kinésithérapeute, périnéologue et sexologue à Bois-Colombes ; de UNICANCER, de l'association IMAGYN et l'association Corasso.

1 homme sur 2 et 4 femmes sur 10 rapportent des troubles de la sexualité

Environ un tiers des patients ne sont plus ou pas intéressés par la sexualité durant leurs traitements

Santé sexuelle : briser les tabous!

Que l’on soit atteint ou guéri d’un cancer, préserver ou retrouver une sexualité épanouie est un facteur de bien-être. Il est donc important d’en parler en consultation.

Au cours des vingt-cinq dernières années, les formidables avancées de la recherche ont permis de faire progresser le taux de guérison dans la plupart des cancers et la mortalité a reculé. Même dans les cas de cancers métastatiques, encore malheureusement incurables aujourd’hui, on constate un allongement de l’espérance de vie. Tenir compte de la qualité de vie pendant et après le traitement de la maladie est devenu non seulement indispensable, mais aussi recommandé par l’Institut national du cancer (INCa). Et les médecins y sont de plus en plus attentifs. La sociologue Anne Fagot-Largeault précise que la qualité de vie rejoint ce qui fait la vie. Or « ce qui fait la vie c’est : la bonne santé, l’amour, le succès, le confort, les jouissances, bref, le bonheur… ». Aussi, quel que soit l’âge, le stade de la maladie, y compris en situation palliative, que l’on soit en couple ou non, l’amour et ses jouissances sont donc des dimensions à préserver. Cela fait partie de la vie et de sa santé.

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Des atteintes à l'intimité multiples et bouleversantes

Perte de désir, douleurs lors des rapports, dysfonction érectile, la maladie cancéreuse et ses traitements impactent autant le corps que le psychisme et la vie sociale. Et parfois durablement.

Présents dès le diagnostic ou plusieurs semaines après la fin des traitements, certains troubles s’avèrent légers, d’autres sévères. Certains sont transitoires mais d’autres s’installent durablement. Si les dysfonctions sexuelles sont le plus souvent induites par les cancers du sein, du petit bassin et du périnée (cancers gynécologiques, urologiques, colorectaux…), elles se rencontrent dans toutes les pathologies cancéreuses. Et tous les patients sont potentiellement concernés.

Préserver une sexualité épanouie

Pour retrouver une vie sexuelle plus heureuse, il est important d’échanger avec son ou sa partenaire, et si besoin avec un sexologue. Des traitements peuvent aussi vous aider.

Environ un tiers des individus ne se plaint pas de ne plus avoir de vie sexuelle, comme rappelle le Dr Pierre Bondil. Cela n’a rien d’anormal et ne nécessite aucune prise en charge. En revanche, quand cette situation est source de souffrance, une réponse adaptée doit être mise en oeuvre.

Les questions à oser poser en consultation

Rappelez-vous qu’aucune question n’est interdite ou ridicule. N’hésitez pas à en noter quelques-unes sur un carnet pour vous aider à amorcer le dialogue avec votre oncologue.

Votre oncologue n’a pas la réponse ou ne prend pas le temps de vous répondre ? Tournez-vous vers votre chirurgien ou votre radiothérapeute. Les équipes d’infirmières et infirmiers sont aussi là pour vous aider. Ils sont très souvent interrogés par les malades et ils ont sûrement des solutions à vous proposer, ou un praticien à vous recommander. De même, le patient-expert ou le psychologue ou le sexologue peut vous écouter. N’oubliez pas aussi que votre médecin traitant est également une personne ressource. Il peut vous prescrire ou vous recommander certains traitements, ou vous adresser à un professionnel de santé qualifié. Les pharmaciens ont eux aussi des connaissances, et sont là pour vous aiguiller.

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