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La chimiothérapie

La vie pendant une chimiothérapie

Du fait de leur mécanisme d’action, les chimiothérapies peuvent aussi affecter certaines cellules saines, en particulier celles qui se multiplient activement : moelle osseuse, cheveux, peau… Les répercussions sur l’organisme peuvent être atténués par des soins de support et des médicaments adaptés.

Les effets indésirables d’une chimiothérapie les plus répandus sont les nausées et vomissements, les troubles digestifs, le goût métallique, des problèmes au niveau de la peau des pieds et des mains, la perte temporaire des cheveux (alopécie), les troubles sensitifs ou encore la fatigue liée à une baisse de concentration des composants du sang.

Le suivi médical

Des analyses sanguines régulières visent à surveiller les effets de la chimiothérapie sur la tumeur et l’organisme (concentrations en marqueurs tumoraux, en globules rouges, en lymphocytes…) : elles permettent de savoir comment le cancer réagit au traitement et si celui-ci est bien toléré. 

Des auscultations cliniques sont également indispensables. Un soin particulier est porté au poids et à l’état nutritionnel du patient, une éventuelle dénutrition pouvant engendrer des complications, voire nécessiter un arrêt des traitements. 

D’autres examens, principalement d’imagerie, peuvent être prescrits pour suivre l’évolution (progression ou régression) de la tumeur et détecter l’apparition d’éventuelles métastases.

Une chimiothérapie a un impact plus ou moins grand sur la vie quotidienne. La fatigue, tout d’abord : pour en limiter l’impact, il peut être prescrit une activité physique adaptée. La capacité à travailler est également affectée. Le patient est le plus souvent en arrêt de travail, mais des aménagements de poste peuvent être envisagés.

Le traitement peut réduire la libido et perturber la vie sexuelle. Certaines molécules entrainant une baisse plus ou moins longue de fertilité, voire une stérilité, les médecins pourront proposer, en fonction des situations, des solutions adaptées aux patients en âge de procréer.

Les grossesses sont déconseillées moins d’un an après la fin d’une chimiothérapie, afin d’éviter tout risque de malformation foetale. L’usage de moyens de contraception est donc recommandé, notamment les préservatifs qui protègent également des IST en période de fragilité immunitaire. Enfin, les femmes enceintes lors de la découverte de leur cancer font l’objet d’un accompagnement spécifique.


Ce dossier a été réalisé grâce au concours de la Pr Isabelle Ray-Coquard, médecin oncologue au Centre Léon Bérard (Lyon).