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21 avril 2023

Pour mieux traiter les cancers du pancréas : une signature moléculaire prédit la sensibilité à la gemcitabine

Des travaux récemment publiés constituent une étape importante dans la personnalisation des traitements du cancer du pancréas. Des équipes que nous soutenons ont mis au point un outil permettant de prédire la sensibilité de ces cancers à la gemcitabine, une chimiothérapie fréquemment utilisée.

Les cancers du pancréas, plus de 14 000 nouveaux cas par an en France – et une incidence en constante augmentation – emportent plus de 11 000 patients chaque année. Sombre bilan. Face à ce constat d’impuissance, les chantiers sont immenses, depuis le décryptage de la biologie de ces tumeurs jusqu’à la mise au point de stratégies de diagnostic précoce ou celle de nouvelles thérapies. Dans le laboratoire marseillais de Nelson Dusetti, que nous soutenons depuis plusieurs années, les chercheurs se sont intéressés à l’identification de biomarqueurs capables de prédire la sensibilité de cancers pancréatiques avancés à la gemcitabine, une chimiothérapie proposée à tous les patients qui ne sont pas en mesure de tolérer la polychimiothérapie la plus intensive (le protocole FOLFIRINOX).

découvrir le projet de Nelson Dusetti

Une série d’étapes préliminaires a permis d’arriver aux résultats publiés récemment dans la revue Gastroenterology. Les chercheurs de différents laboratoires ont travaillé sur des modèles tumoraux in vitro (des organoïdes) ainsi que sur plusieurs cohortes de patients, dont la sensibilité (ou la résistance) à la gemcitabine était caractérisée. L’ensemble de ces résultats a abouti à l’identification d’une « signature » moléculaire, un biomarqueur basé sur l’analyse de l’expression d’un peu moins d’une centaine de gènes. Concrètement, il s’agit de quantifier cette centaine d’ARN produits dans les cellules tumorales lorsque les gènes correspondants s’expriment. Le profil d’expression reflète, ainsi, un état des cellules, une photo prise à un instant « t » de leurs fonctionnalités, de leur activité métabolique, des signaux qu’elles émettent à leur environnement… selon les ARN qui sont scrutés.

En l’occurrence, la signature GemCore, a permis de distinguer les patients qui, traités par la gemcitabine pour un cancer du pancréas métastatique, survivaient près de 14 mois (5 mois sans progression de la maladie) de ceux qui, malheureusement, ne tiraient pas bénéfice de cette chimiothérapie (survie de 3 mois seulement).
Ainsi, l’outil mis au point par les équipes marseillaises montre que l’adaptation des traitements en fonction des particularités moléculaires de chaque patient est techniquement possible dans les cancers du pancréas. Reste que les options thérapeutiques disponibles face à ces cancers agressifs sont encore trop rares.

 


R.D.


Source : Fraunhoffer, N. et al ; A Transcriptomic-Based Tool to Predict Gemcitabine  sensitivity in Advanced Pancreatic Adenocarcinoma; Gastroenterology; Décembre 2022