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17 juin 2022

Cellules dendritiques : du nouveau sur les interrupteurs de la réponse immunitaire antitumorale

Des travaux soutenus par la Fondation ARC permettent de poser une lumière nouvelle sur la nature et la fonction des cellules dendritiques, qui façonnent la réponse immunitaire dans les tumeurs.

Les cellules dendritiques sont des cellules immunitaires aux fonctions très complexes. On considère souvent qu’elles jouent un rôle de sentinelles : elles patrouillent, prélèvent des indices caractéristiques des pathogènes ou de cellules anormales qu’elles croisent. Elles envoient alors des signaux aux cellules immunitaires susceptibles de détruire les cellules sur lesquelles seraient exposés ces indices. Dans certains cas ces signaux sont activateurs, dans d’autres ils sont « tolérogéniques » (c’est-à-dire qu’ils génèrent une tolérance des cellules immunitaires, qui mettent alors leur arsenal offensif en sommeil).
Savoir définir la nature des cellules dendritiques est un enjeu capital, pour connaitre la nature des messages qu’elles sont susceptibles d’envoyer. Or, dans le contexte tumoral, cette définition est loin d’être simple. Soutenue par la Fondation ARC, l’équipe de Vassili Soumelis, à l’Hôpital Saint-Louis (Paris), s’est attachée à faire ce travail descriptif. Ils ont décrypté la nature et le fonctionnement des cellules dendritiques présentes dans les tumeur et se sont notamment penchés sur des cas de cancers de la tête et du cou et sur des mélanomes.
Leurs résultats, récemment publiés dans la revue Nature communications, révèlent qu’il est possible de distinguer deux populations de cellules dendritiques grâce au niveau d’expression de deux protéines, PD-L1 et ICOSL. En l’occurrence, les cellules dendritiques qui expriment massivement PD-L1 et faiblement ICOSL secrètent des quantités importantes de cytokines (des signaux chimiques captés par les cellules) et se sont avérées être associées à un meilleur pronostic des cancers de la tête et du cou et à une réponse aux immunothérapies des cas de mélanomes.
L’ensemble des données récoltées par les chercheurs permettent d’éclairer de nombreux aspects de la réponse immunitaire antitumorale et de mieux comprendre les circonstances de la réponse – ou de la non-réponse – des patients traités par immunothérapie.


R.D.
Source : Hoffmann, C. et al ; PD-L1 and ICOSL discriminate human Secretory and Helper dendritic cells in cancer, allergy and autoimmunity; Nature communications; 13 avril 2022