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Projet soutenu

Prédire la réponse au traitement néo-adjuvant dans les cancers du rectum localement avancés

Un essai clinique pour évaluer la pertinence d’une technique d’imagerie nucléaire.

Dans le Service de médecine nucléaire de l’Institut de cancérologie de l’Ouest (Saint-Herblain), Mathilde Colombié et son équipe s’intéressent aux nouvelles techniques d’imagerie permettant de préciser le diagnostic, le pronostic ou d’optimiser le traitement des cancers. Leurs travaux portent notamment sur la mise au point d’un nouvel outil prédictif de la réponse au traitement initial et du risque de récidive des cancers du rectum localement avancés. En 2018, nous avons décidé de soutenir ce projet pour trois ans, à hauteur de 252 000 euros.

Contexte et objectif du projet

Les cancers colorectaux représentent les troisièmes cancers les plus fréquents chez l’homme, et les seconds chez la femme derrière le cancer du sein. L’arrivée de nouvelles thérapeutiques et d’outils pour estimer leur efficacité selon le profil de la tumeur, permet de proposer aux patients des traitements plus personnalisés. Dans ce contexte, Mathilde Colombié et son équipe souhaitent pouvoir prédire la réponse des cancers localement avancés du rectum au traitement néo-adjuvant, une association de chimiothérapie et de radiothérapie destinée à réduire la taille de la tumeur avant sa résection chirurgicale. L’efficacité de ce traitement est en effet fondamentale pour faciliter la chirurgie, éviter la dispersion des cellules cancéreuses et réduire le risque de récidive. Mais l’expérience montre que certaines cellules cancéreuses, particulièrement agressives, résistent à ce traitement néo-adjuvant. Tout l’enjeu est donc de déceler la présence de ces cellules agressives pour estimer l’efficacité potentielle du traitement néo-adjuvant.

Pour cela, l’équipe de Mathilde Colombié mise sur une nouvelle technique d’imagerie nucléaire qui consiste à marquer des cellules ou des tissus grâce à des traceurs radioactifs dont le signal est détectable par tomographie par émission de positon (TEP-TDM). Cet appareil permet à la fois de visualiser les organes et les tumeurs par scanner et d’observer les zones radioactives. Ces traceurs sont des molécules de natures différentes selon l’objectif recherché (anticorps, peptide, glucose, etc.), couplées à un agent radioactif. En l’occurrence, Mathilde Colombié a choisi le « 64Cu-ATSM ». Cette molécule renferme du cuivre qui pénètre facilement dans les cellules et en ressort aussitôt, sauf si la cellule est dans un état de stress excessif caractérisé par une production aberrante de radicaux libres, des molécules oxydées, néfastes pour l’organisme : à ce moment-là, le cuivre est capturé et ne ressort pas de la cellule. Or, les cellules cancéreuses les plus agressives sont justement dans cet état de stress. C’est pourquoi Mathilde Colombié espère que le niveau de fixation du 64Cu-ATSM dans les cellules permettra de prédire leur degré d’agressivité et la réponse au traitement néo-adjuvant.

Afin d’évaluer cette stratégie, l’équipe monte un essai clinique qui inclura à terme 70 patients nouvellement diagnostiqués pour un cancer du rectum à un stade localement avancé et candidats à un traitement néoadjuvant. Avant l’initiation de celui-ci, ils recevront une injection locale de 64Cu-ATSM puis la quantité fixée dans la tumeur sera mesurée à l’aide du TEP-TDM. Dans un second temps, les chercheurs analyseront les tissus rectaux prélevés au cours de la chirurgie. Ils mesureront la quantité de cellules tumorales encore vivantes et leur agressivité. Les patients seront ensuite suivis un an, période pendant laquelle le risque de récidive est le plus élevé. Ce suivi devrait ainsi permettre d’établir un parallèle entre le niveau de fixation de 64Cu-ATSM, la réponse au traitement néo-adjuvant et le risque de rechute. Si une association est prouvée, le 64Cu-ATSM servira alors de marqueur d’agressivité de la tumeur pour adapter le traitement néo-adjuvant en conséquence avec par exemple des doses supérieures pour augmenter son efficacité et les chances de survie des patients.

Le porteur de projet et son équipe

Mathilde ColombiéMathilde Colombié est docteur en médecine nucléaire à l’Institut de cancérologie de l’ouest à Nantes. Elle porte le projet, entourée des quatre autres médecins du service de médecine nucléaire de l’établissement. Trois autres centres participeront au recrutement des patients et à l’étude : l’Institut de cancérologie de l’ouest à Angers, le Centre Eugène Marquis à Rennes et le CHU de Brest.

 

 

 

Notre soutien

En 2018, nous avons décidé de soutenir financièrement cette étude pour trois années à hauteur de 252 000 euros.


A. R. 


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