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Projet soutenu

Identifier les patients traités pour une leucémie myéloïde chronique qui peuvent arrêter leur traitement sans risque de rechute

Une exploration génétique pour découvrir la signature moléculaire des patients à risque de récidive.

François-Xavier Mahon, directeur général de l’Institut Bergonié (Bordeaux) aimerait disposer de marqueurs biologiques pour savoir si certains patients traités pour une leucémie myéloïde chronique peuvent arrêter leur traitement sans risque de rechute. Son projet vise à identifier une signature moléculaire associée à ce risque de rechute après interruption du traitement. Il espère à terme pouvoir développer un outil simple pour guider les cliniciens dans leur choix thérapeutique. En 2014, nous avons choisi de soutenir le projet de François-Xavier Mahon à hauteur de 200 000 euros sur 4 ans.

Contexte et objectif du projet

La leucémie myéloïde chronique est un cancer rare du sang et de la moelle osseuse qui survient généralement chez des individus de plus de 50 ans mais peut exceptionnellement se déclarer chez des enfants ou de jeunes adultes. Environ 600 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année et entre 12 000 et 14 000 patients sont pris en charge en France, les traitements actuels permettant une espérance de vie quasiment équivalente à celle de la population générale.

Cette leucémie résulte d’un déplacement de matériel génétique entre deux chromosomes dans des cellules souches sanguines. Cette anomalie entraine la production d’une enzyme « BCR-ABL1 » anormalement active, qui déclenche la transformation des cellules souches en cellules cancéreuses. Depuis 2001 un traitement ciblé, l’imatinib, permet de bloquer l’activité de cette protéine anormale, ce qui entraine la mort des cellules cancéreuses.

Actuellement, la réponse au traitement est évaluée en mesurant le niveau d’expression de BCR-ABL1 dans le sang, reflétant la quantité de cellules cancéreuses. Lorsque cette expression, mesurée à l’aide d’outils extrêmement sensibles, devient indétectable, la question d’interrompre le traitement se pose. Il est en effet associé à des effets indésirables potentiellement importants, représente une charge psychologique pour les patients, est contre-indiqué en cas de grossesse, coûte cher à la collectivité et ses effets à long terme sur la santé sont mal évalués.

François-Xavier Mahon, directeur général de l’Institut Bergonié (Bordeaux) a déjà montré que l’interruption thérapeutique était possible : des sujets traités depuis 5 à 10 ans et chez qui l’expression de BCR-ABL1 était très faible, voire nulle, depuis deux ans, ont arrêté leur traitement ; parmi eux, une moitié a pu l’interrompre durablement (avec un recul de dix ans), l’autre moitié, par contre, a rechuté, nécessitant la reprise des soins. Les critères actuels ne sont donc pas suffisants pour garantir la guérison, ce qui pousse François-Xavier Mahon à aller plus loin. Il souhaite découvrir des marqueurs biologiques du risque de rechute après l’arrêt du traitement pour personnaliser les choix thérapeutiques. Pour y parvenir, il prévoit d’analyser les cellules sanguines d’une cinquantaine de ces patients qui ont rechuté et de séquencer plusieurs gènes qui seraient liés à la résistance des cellules cancéreuses exposées à l’imatinib. L’objectif de cette exploration génétique est de découvrir une signature moléculaire qui permettrait d’identifier les patients susceptibles de rechuter après arrêt de l’imatinib. Un autre aspect du projet repose sur l’analyse de l’enzyme BCR-ABL1 résiduelle : porte-t-elle des mutations particulières qui joueraient un rôle dans le risque de rechute ? Ce travail permettra, en outre, d’en apprendre plus sur les mécanismes de résistance de certaines cellules tumorales au traitement.

François-Xavier Mahon espère dans un second temps développer un algorithme prédictif à partir de ces marqueurs pour guider le médecin dans sa prise en charge. En cas de risque de rechute, il pourra choisir de prolonger le traitement ou même de l’intensifier pour tenter d’éliminer totalement les cellules cancéreuses. À l’inverse, si la guérison semble acquise, les patients se verront allégés d’un lourd fardeau.

Le porteur du projet et son équipe

François-Xavier MahonFrançois-Xavier Mahon, professeur en hématologie, est responsable du groupe de recherche « Diversité génétique et résistance au traitement en oncogenèse mammaire et leucémique » au sein de l’unité Inserm « ACTION » (Actions for OnCogenesis understanding and Target Identification in ONcology). Depuis 2016 il est le directeur général de l’Institut Bergonié, Centre de lutte contre le cancer à Bordeaux. Le Dr Gabriel Etienne, chef du service d’hématologie à l’Institut Bergonié est associé au projet porté par François-Xavier Mahon et son équipe. Celle-ci comprend une douzaine de personnes dont un chargé de recherche, un maitre de conférence, une technicienne, deux ingénieurs, un chercheur post-doctoral américain et des étudiants en thèse et en master2.

Notre soutien

Nous avons sélectionné ce projet dans le cadre de l’appel à projets « Programmes Labellisés Fondation ARC » en 2014. Il a bénéficié d’un soutien financier de 200 000 € sur la période juin 2014-février 2018.


A. R.


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