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Projet soutenu

Développer une radio-immunothérapie pour traiter le cancer du sein triple négatif

Des études pré-cliniques pour valider le choix de l’anticorps et son couplage à un agent radioactif.

François Davodeau, chercheur en oncologie nucléaire à Nantes et son équipe Inserm, développent un procédé de radiothérapie vectorisé pour lutter contre le cancer du sein triple négatif en rechute, dont la prise en charge est particulièrement difficile. Cette technique repose sur l’utilisation d’anticorps capables de reconnaître les cellules tumorales et de se lier à un agent radioactif destiné à irradier ces dernières. Les travaux de l’équipe devront notamment valider le choix de l’anticorps et vérifier la qualité de son couplage avec l’agent radioactif afin de permettre d’envisager un développement clinique. En 2017, nous avons choisi de soutenir ce projet à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.

Contexte et objectif du projet

Les cancers du sein triple-négatifs représentent environ 15 % des cancers du sein et touchent préférentiellement des femmes de moins de 40 ans. Chez ces patientes, les cellules cancéreuses n’expriment ni les récepteurs aux œstrogènes ou à la progestérone, ni la protéine HER2 qui capte le signal d’un facteur de croissance. Pour ces raisons, l’hormonothérapie et les thérapies ciblées dirigées contre HER2 ne peuvent pas apporter de bénéfice. Ces femmes sont généralement traitées par une association de chirurgie, de chimiothérapie et parfois de radiothérapie. Néanmoins, les récidives sont fréquentes et de mauvais pronostic. Face au besoin de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ces femmes, François Davodeau, chercheur en oncologie nucléaire et son équipe du Centre de Recherche en Cancérologie et Immunologie Nantes Angers développent un procédé dit de « radio-immunothérapie ». Déjà validé dans le lymphome non hodgkinien après échec aux traitements standards, la radio-immunothérapie consiste à administrer des anticorps capables de reconnaitre la tumeur et équipés d’une molécule radioactive qui irradie les cellules cancéreuses et les élimine. Le produit est injecté par voie sanguine et circule dans l’organisme ce qui permet de lutter à la fois contre la tumeur primaire et les métastases.

L’adaptation de cette technique de pointe au traitement des cancers du sein triple négatifs présente deux défis : valider une cible tumorale pertinente pour que les anticorps reconnaissent spécifiquement les cellules cancéreuses, et faire en sorte que le couplage entre l’anticorps et l’agent radioactif s’opère au sein même de l’organisme.

Pour éviter le séjour prolongé des molécules radioactives dans la circulation et l’irradiation d’organes sains, l’administration de l’anticorps et de l’agent radioactif doit en effet se faire en deux temps : les anticorps qui persistent longtemps dans le sang sont injectés en premier lieu, puis, petit à petit, se fixent sur leur cible tumorale ; l’agent radioactif est ensuite administré et s’associe rapidement aux anticorps liés à la tumeur grâce à une vitesse de distribution élevée, due notamment à sa petite taille. Comme cible tumorale de l’anticorps, le chercheur a choisi la protéine CD138, exprimée dans les cancers du sein triple-négatifs et encore inexploitée sur le plan clinique. Pour le couplage in vivo de l’anticorps et de l’agent radioactif, l’équipe développe un procédé chimique inédit.

Les chercheurs travailleront chez des chiens atteints spontanément de cancers mammaires très proches des formes triples négatives de la femme ainsi que chez des modèles de rongeurs développant également ce cancer. Dans un premier temps, il est prévu d’utiliser un traceur radioactif inoffensif afin de vérifier, par imagerie, que le signal se concentre fortement au niveau des cellules cancéreuses et pas ailleurs. Le résultat obtenu devrait être prédictif de la réponse thérapeutique lorsqu’ils remplaceront le traceur par un agent irradiant dans un second temps.

Le porteur du projet

DavodeauFrançois Davodeau est chercheur (INSERM) au Centre régional de recherche en cancérologie Nantes-Angers dans l’équipe d’oncologie nucléaire. Il travaille depuis plusieurs années à l’identification d’antigènes tumoraux pouvant permettre de traiter des tumeurs de mauvais pronostic par médecine nucléaire. S’attaquer aux cancers du sein triple-négatifs s’inscrit dans cette ligne. Pour ce projet il s’entourera des chimistes de son équipe afin de mettre au point le procédé de liaison in vivo entre les anticorps et les agents radioactifs et collaborera avec le centre vétérinaire de Nantes pour l’inclusion des chiens malades.

Notre soutien

Nous avons choisi de soutenir ce projet à hauteur de 50 000 euros sur deux ans.


 


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