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La mise en place de la prise en charge

Après l’annonce du diagnostic, la prise en charge du cancer se met en place.

L'annonce de la maladie

L’entrée dans la maladie est toujours un moment douloureux pour le patient et ses proches. Le diagnostic est souvent difficile à accepter et la méconnaissance des différentes étapes de la prise en charge accentue ce sentiment. Depuis la mise en place du premier Plan cancer, le parcours de soins est mieux balisé.

La consultation d'annonce

Le premier Plan cancer a institué la mise en place d’une consultation d’annonce pour toutes les personnes chez lesquelles un cancer a été diagnostiqué. Ce dispositif est en cours de généralisation en France. L’objectif est de rendre l’épreuve moins traumatisante et de favoriser les échanges entre le patient et des interlocuteurs privilégiés au sein de l’établissement où il est pris en charge.

Il est ainsi prévu que le patient soit d’abord reçu par un médecin. Celui-ci lui fait part du diagnostic et de la stratégie thérapeutique qui a été envisagée par un groupe de spécialistes de l’établissement lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Dans la foulée, une « consultation soignante » est proposée : elle est généralement assurée par un infirmier qui écoute le patient et/ou ses proches afin de répondre à leurs interrogations et leurs inquiétudes. Ce  moment  permet  d’aborder  concrètement  le déroulement des différentes étapes du traitement et d’évoquer les démarches administratives à réaliser. Si le patient le souhaite, il peut demander  à  rencontrer d’autres professionnels : assistant social, psycho-oncologue, diététicien...

Le dispositif d’annonce prévoit en outre de renforcer le lien avec le médecin généraliste dont le rôle est déterminant dans le suivi au quotidien, pendant et après la maladie.

La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP)

Pour chaque patient, la prise en charge la plus adaptée doit être discutée collégialement  entre  plusieurs spécialistes du cancer (oncologue, chirurgien, radiothérapeute...) : ces temps de  discussion sont appelés réunions de concertation pluridisciplinaires. Elles permettent de décider des meilleures options thérapeutiques à proposer, en fonction des recommandations les plus récentes ainsi que des particularités du patient et de sa maladie.

Le programme personnalisé de soins (PPS)

Lors d’une consultation spécifique, le médecin explique au patient le protocole de traitement qui a été préconisé à l’issue de la RCP. Il lui en explique les modalités, les objectifs, les bénéfices, les risques et les effets secondaires. Les informations sont rassemblées dans un document écrit, le programme personnalisé de soins (PPS). Le PPS indique en outre l’ensemble des noms et coordonnées de l’équipe médicale et des autres professionnels ou associations que le patient peut être amené à rencontrer ou à solliciter durant son parcours de soins.

La décision finale concernant le choix du traitement est prise à l’issue de cette consultation, d’un commun accord entre le médecin et le patient.


La prise en charge du patient

Le patient rencontre de nombreux professionnels médicaux ou paramédicaux durant son parcours de soins. Bien connaître le rôle de chacun permet de savoir vers qui se tourner en cas de difficultés ou d’interrogations.

L’équipe soignante

L’anatomo-pathologiste est un médecin qui analyse les biopsies à partir desquelles sont établis le diagnostic initial de la maladie, puis d’éventuels bilans de son évolution.

Le cancérologue ou oncologue est un médecin spécialiste du cancer. Il peut être chirurgien oncologue, radiothérapeute oncologue ou encore oncologue médical selon son domaine  d’expertise thérapeutique (chirurgie, radiothérapie ou traitements médicamenteux).

Le radiologue est un médecin spécialiste des techniques d’imagerie et de l’interprétation de leurs résultats.

L’infirmier est en charge des soins, de l’administration des traitements et de la surveillance des malades.

Le kinésithérapeute  réalise  des  actes  manuels  ou  utilise des appareils pour favoriser le mouvement et/ou la rééducation  de  certaines  parties  du  corps  qui  peuvent  être atteintes durant la maladie.

L’ergothérapeute favorise la réadaptation du patient à ses activités habituelles, qu’elles soient  personnelles  et/ou professionnelles. Il propose l’adaptation physique du patient ou l’adaptation technique de son environnement (habitat, travail...) pour réduire l’impact de la maladie sur les habitudes de vie.

Le nutritionniste est un médecin spécialisé en nutrition. Il propose une prise en charge nutritionnelle pour prévenir ou traiter certaines difficultés : amaigrissement, perte d'appétit ... Il travaille étroitement avec les diététiciens, qui sont des spécialistes non-médecin de la nutrition et qui se chargent essentiellement des bilans, du conseil et des suivis des préconisations du nutritionniste.

Le soutien psychologique

La maladie et son traitement ont un impact majeur sur la qualité de vie et sur le psychisme : les inquiétudes prédominent souvent. Pour y remédier, ceux qui en éprouvent le besoin peuvent accéder à un soutien psychologique. S’il ne lui est pas proposé d’emblée, le patient ne doit pas hésiter à s’informer  auprès  de  l’équipe  soignante.  Il  pourra  ainsi  rencontrer  deux types de professionnels.

Le psychologue est un professionnel non médecin. Il est présent pour entendre et parler des souffrances, angoisses ou inquiétudes que peut engendrer la maladie chez les patients atteints de cancer. Il soutient aussi leurs proches. En cancérologie, il s’agit souvent de psychologues spécialisés dans les difficultés liées à la maladie tumorale. On les appelle psycho-oncologues. Si  les difficultés rencontrées relèvent d’un traitement spécifique (thérapie cognitivo-comportementale,  traitement  médicamenteux), le patient peut être orienté vers un psychiatre.

Le psychiatre est  un  médecin  spécialisé dans les troubles de l’humeur : anxiété, dépression... Il peut diagnostiquer et prendre en charge ces affections, par un soutien psychothérapique ou médicamenteux, lorsqu’elles perturbent significativement la vie du malade.

De nombreuses associations de patients existent partout en France. Elles regroupent des bénévoles, souvent d’anciens patients, et organisent régulièrement des réunions d’information et des groupes de parole privilégiant le partage et l’entraide entre des personnes qui ont été confrontées ou non aux même difficultés. Ces réunions peuvent s’avérer très bénéfiques pour le malade et pour ses proches. Ces associations proposent également le plus souvent des services personnalisés pour aider le malade dans sa prise en charge.

Les espaces de rencontres et d'information (ERI)

Les ERI sont implantés au cœur de certains établissements de santé, publics ou privés. Leur objectif est d’informer et d’orienter les malades atteints de cancer et leurs proches. Les ERI disposent de nombreux supports d’information et organisent régulièrement des réunions ou des animations qui permettent d’apporter des informations pratiques répondant aux préoccupations des patients et de leurs proches.

L’assistance sociale

Le cancer perturbe généralement un ou plusieurs aspects pratiques de la vie professionnelle ou personnelle et peut alors engendrer la nécessité de conduire certaines démarches administratives. L’assistant(e) social(e) est un interlocuteur privilégié pour évoquer ces problèmes et mettre en place des solutions. Il est possible de consulter un(e) assistant(e) social(e) lorsque la maladie pose un problème professionnel, financier, ou lorsque la vie quotidienne est perturbée par la maladie (courses, garde des enfants...). Ces professionnels orientent le patient et/ou ses proches vers les services appropriés et peuvent les aider à conduire les démarches nécessaires.

Un(e) assistant(e) social(e) est souvent présent(e) au sein des centres hospitaliers. Il est aussi possible de se rapprocher d’autres structures, comme les Caisses  d’allocations  familiales,  les  Centres communaux d’action sociale (CCAS) ou les associations d’aide aux malades, qui  proposent  des  services  d’assistance sociale.



Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Olivier Hermine, hématologue à l’hôpital Necker, Paris.


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