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Mobiliser le système immunitaire contre les tumeurs

L’immunothérapie fait partie des stratégies thérapeutiques les plus prometteuses de ces dernières années. Les succès déjà remportés ont en effet révélé la puissance du système immunitaire pour lutter contre les tumeurs. Un allié que les chercheurs et les médecins tentent de mobiliser, par tous les moyens.

La surveillance de notre organisme est assurée par des mécanismes d’une complexité fascinante. Infection ou cellules anormales voire cancéreuses, en permanence, le système immunitaire veille, reconnait, réagit, s’organise, puis élimine… Malheureusement, ce système de défense n’est pas infaillible et les cellules cancéreuses disposent d’outils qui permettent de le neutraliser, de s’en dissimuler, voire de le dévoyer.

Les premières pistes

L’exploration des relations entre système immunitaire et tumeurs a ouvert des perspectives dont certaines se sont concrétisées ces dernières années. Des médicaments comme le nivolumab (Opdivo®), l’atezolizumab (Tecentriq®) ou l’ipilimumab (Yervoy®), par exemple, ont permis des progrès marquants chez certains patients atteints de cancers avancés ou métastatiques. En l’occurrence, ces médicaments ont été mis au point après que les chercheurs aient décrypté un « dialogue » entre la tumeur et les cellules immunitaires : les cellules cancéreuses, ou certaines cellules saines présentes dans la tumeur, produisent et exposent des protéines qui, lorsqu’elles sont reconnues par les cellules immunitaires, limitent l’action anti-tumorale de celles-ci et les poussent même au suicide ! Ces médicaments bloquent les protéines impliquées dans le dialogue (PD-1, PD-L1, CTLA-4…) et permettent ainsi de restaurer la toxicité des cellules immunitaires face aux cellules cancéreuses.

Dans certains cas, la trop faible présence de cellules immunitaires anti-tumorales rend cette option peu pertinente : impossible de libérer une réaction de défense qui ne s’est pas constituée ! L’idée est alors de créer une réponse immunitaire en modifiant in vitro des lymphocytes du patient pour qu’ils reconnaissent des protéines caractéristiques de sa tumeur, avant de les lui réinjecter. Une piste semblable consiste à utiliser des lymphocytes « universels », qui ne proviennent pas de chaque patient mais sont aussi capables de reconnaitre des signatures propres aux tumeurs. Là encore, des résultats remarquables ont été obtenus auprès de patients mais ces approches restent, pour l’instant, expérimentales.

Des obstacles doivent encore être levés

Si les nouvelles immunothérapies sont en passe de changer des pans entiers de la cancérologie, elles font aussi face à des obstacles de taille. Outre des effets secondaires qui imposent une surveillance spécifique des patients, tous les cancers ne semblent pas sensibles à ces approches. De plus, même avec les cancers contre lesquels de bons résultats ont été obtenus (mélanome et cancer du poumon en tête), seule une partie des patients – de l’ordre de 30 à 50 % – a bénéficié d’un effet important et durable.

Vers de nouvelles générations d’immunothérapies

La complexité des relations entre les tumeurs et notre système immunitaire est telle que les exemples de réalisations détaillées précédemment ne sont certainement que les prémices d’un nouveau champ d’action. À chaque stratagème établi par les tumeurs, des réponses thérapeutiques doivent être développées et utilisées en combinaison pour rétablir la meilleure efficacité possible de nos défenses.

Cela concerne aussi bien les mécanismes qui interviennent lors du contact entre la tumeur et les cellules immunitaires capables de porter une attaque dirigée (comme dans le cas du dialogue PD-1 / PDL-1), que d’autres, par exemple impliqués dans le recrutement des cellules immunitaires sur le site tumoral. Les dernières années ont aussi éclairé le rôle de cellules immunitaires dont la fonction est de limiter la virulence de notre système de défense. Certaines  jouent un rôle en permanence dans notre organisme – et peuvent aussi intervenir au sein d’une tumeur – alors que d’autres sont manipulées par la tumeur pour adopter cette fonction. Là encore, la compréhension de ces mécanismes ouvre des pistes qui commencent à être explorées[1].

Depuis plusieurs années maintenant, la littérature scientifique fourmille d’études portant sur ces sujets. L’enjeu actuel, pour les chercheurs puis pour les médecins, réside dans l’identification du ou des leviers combinés qui permettront, pour chaque type tumoral, d’intervenir de façon pertinente afin de (re)mobiliser le système immunitaire.

Une prise en compte plus systématique du système immunitaire

La prise en compte du système immunitaire dans les traitements anti-cancéreux ne concerne pas uniquement le développement des immunothérapies. Un nombre croissant d’études décrivent en effet l’impact des traitements plus courants que sont la chimiothérapie et la radiothérapie sur l’efficacité de l’immunité anti-tumorale. Dans certains cas, les traitements affaiblissent les défenses immunitaires, alors que d’autres travaux montrent que la destruction de certaines cellules tumorales, grâce à ces thérapies classiques, participe – voire rend possible – la mise en place d’une réponse immunitaire ciblée contre la tumeur.

Aujourd’hui, ces effets des traitements actuels sur l’immunité anti-tumorale doivent être mieux compris pour, à termes, être exploités au mieux afin de parvenir à la meilleure « symbiose thérapeutique » possible.


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