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Identifier les marqueurs précoces d’agressivité des cancers de la prostate

Chaque année, environ 55 000 cas de cancers de la prostate sont diagnostiqués en France. Mais pour bien placer le curseur entre une surveillance active et des traitements lourds, des marqueurs de l’agressivité de ces cancers sont indispensables.

Certains cancers de la prostate ont une évolution si lente que l’on considère parfois qu'il est inutile de les traiter. Au contraire, d’autres sont plus agressifs et nécessitent d’y opposer un traitement efficace le plus rapidement possible. Les outils dont disposent aujourd’hui les médecins permettent généralement de bien distinguer un extrême d’un autre. Mais pour de nombreux patients, établir un diagnostic précis permettant de bien caractériser la manière dont évoluera leur tumeur reste délicat.

L’enjeu pour les chercheurs et les médecins est d’importance : il s’agit d’éviter à des patients un traitement lourd et non nécessaire et à d’autres, au contraire, de proposer une prise en charge personnalisée qui augmentera les chances de réussite des futurs traitements.

Les outils actuels

Aujourd’hui l’évaluation initiale d’un cancer de la prostate repose sur un certain nombre d’indicateurs objectifs. La taille de la tumeur, bien-sûr, ainsi que son degré d’extension, sont les premières informations mesurables. Dès lors qu’une biopsie est réalisée, l’aspect des cellules cancéreuses peut être observé au microscope et permet d’établir un score numérique reflétant le degré d’agressivité de la tumeur (le score de Gleason). Le taux sanguin de PSA (antigène spécifique de la prostate), lui aussi intégré à la qualification de la tumeur diagnostiquée, participe à l’estimation du degré d’agressivité ou de la taille de cette tumeur prostatique.

Le score de Gleason

En observant au microscope les cellules prélevées lors d’une biopsie, l’anatomopathologiste s’attarde sur les deux types de cellules les plus représentées et évalue leur degré de différenciation sur une échelle de 1 à 5 : si les cellules sont encore relativement bien « différenciées », c’est-à-dire semblables aux cellules normales de la prostate, il attribue une valeur basse. Si, au contraire, les cellules ont totalement perdu les caractéristiques de cellules saines (on dit qu’elles sont dédifférenciées) la valeur attribuée est plus élevée.  Le « score de Gleason », qui résulte de la simple addition des valeurs attribuées aux deux types cellulaires, s’échelonne donc de 2 (tumeur non agressive, voire non cancéreuse) à 10 (tumeur potentiellement plus agressives).

Elargir le champ des recherches

Si ces quelques données permettent d’établir le stade d’évolution de la maladie et d’avoir une idée de son agressivité, elles ne sont qu’une fenêtre entrouverte sur la complexité des tumeurs prostatiques. Des informations plus approfondies permettraient de mieux appréhender cette complexité dès les premières étapes du diagnostic et, par la suite, d’envisager une meilleure adaptation des traitements à chaque patient.

Les questions qui se posent aux chercheurs sont nombreuses : quelles mutations génétiques caractérisent les cellules cancéreuses ? Comment la tumeur s’intègre-t-elle dans les tissus adjacents ? Quel est son degré de consommation de nutriments, son oxygénation… ? La liste n’est évidemment pas exhaustive mais donne un aperçu des paramètres qu’il semble pertinent de prendre en compte, au regard des recherches récentes. L’accès à ces informations est, au moins en partie, d’ores et déjà possible, notamment grâce au développement des outils de séquençages à haut débit et à celui de l’imagerie. Au fil des années, ces approches ont en effet réussi à élargir leur champ d’action : dans les laboratoires, l’analyse génétique ne se cantonne plus à la recherche de quelques mutations dans un gène donné, mais passe au crible des centaines de gènes, voire le génome dans son intégralité. Elle parvient aussi à se focaliser sur les « seuls » gènes exprimés par les cellules cancéreuses - des milliers, malgré tout.

Parallèlement, la tomographie par émission de positons (TEP-scan) et surtout l’imagerie par résonnance magnétique (IRM), grâce à l’utilisation de différents protocoles, offrent autant de « regards » sur la tumeur prostatique et permettent, par exemple, de mieux en définir les contours, d’identifier plus précisément les différents foyers tumoraux, ou d’estimer leur activité métabolique.

Actuellement, l’enjeu est double : dans un premier temps il s’agit de trouver, parmi ces multiples informations, celles qui peuvent être mise en correspondance avec des profils cliniques déjà connus (vitesse d’évolution des tumeurs, sensibilité à tel ou tel traitement, risque de résistance ou de récidive…). Puis, qu’il s’agisse de données moléculaires ou de caractéristiques d’imagerie, ces « biomarqueurs » devront être intégrés à la pratique clinique courante pour enrichir le diagnostic et orienter la prise en charge.

Se focaliser sur les explorations non-invasives

Actuellement l’accès aux caractéristiques moléculaires d’un cancer de la prostate nécessite la réalisation d’une biopsie. Or le geste n’est pas anodin et peut être difficile pour les patients. Ainsi, un aspect important de la recherche de ces nouveaux biomarqueurs de l’agressivité d’une tumeur prostatique repose sur le caractère non-invasif de ceux-ci. L’imagerie, déjà évoquée, offre cette possibilité mais de nombreux espoirs reposent aussi sur la présence de biomarqueurs moléculaires accessibles dans une simple prise de sang. Les scientifiques partent donc à la recherche d’ADN, de petites vésicules ou même de cellules entières qui proviendraient de la tumeur et seraient retrouvées dans le sang. Des sources d’information inestimables pour peu que l’on réussisse à les récolter et à les interpréter ! Là-encore, une phase d’intégration à la pratique clinique sera indispensable lorsque des données seront clairement établies.


 


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