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Cancers professionnels : quels sont les risques au travail ?

Les substances ou produits à l’origine des cancers sont nombreux et largement présents dans le monde du travail. Plus les expositions sont longues, nombreuses et fortes, plus le risque est important. Cependant, même une exposition faible pendant une longue durée peut provoquer un cancer.

Les cancérigènes sont des agents capables de provoquer ou de favoriser la survenue d’un cancer. Ils peuvent être d’origine chimique, physique ou biologique.

Il peut s’agir de produits manipulés (amiante, solvants…), de substances produites par un procédé de fabrication (fumée, gaz, poussière…) ou encore de contaminants présents dans des produits utilisés. Au fur et à mesure des années, de nouvelles substances sont reconnues officiellement cancérigènes. en 2012, le CIRC a par exemple classé les gaz d’échappement des moteurs diesel comme cancérigènes certains pour l’Homme.


Les cancérigènes chimiques

Les secteurs de la construction, de la métallurgie, des industries chimiques, du cuir et du caoutchouc, du bois, pétrolières ou encore de l’agriculture sont les plus concernés par cette exposition.

Les principaux cancérigènes sont les métaux lourds (cadmium, chrome, nickel, arsenic…), l’amiante (81 000 salariés exposés), les huiles minérales (538 000 salariés exposés), les poussières de bois (370 000 salariés exposés), la silice cristalline (295 000 salariés exposés) le benzène ou encore les goudrons.

L’amiante

Cancérigène avéré pour l’homme, l’amiante est un facteur de risque des cancers du poumon, de la plèvre (mésothéliome), du larynx, de l’ovaire et du péritoine. L’usage de l’amiante est interdit en France depuis 1997 mais les professionnels du bâtiment peuvent tout de même être exposés notamment lors de travaux d’entretien et de démolition.

La silice cristalline

La silice cristalline est une substance cancérigène avérée pour l’homme pour les cancers broncho-pulmonaires. Les personnes qui travaillent dans les mines, certaines industries de manufacture et de construction et dans certaines activités agricoles sont exposées à l’inhalation de poussières de silice.

Les poussières de bois

Classées « cancérigène avéré pour l’homme » par le CIRC, elles sont à l’origine de 45 % des cancers de la cavité nasale et des sinus (cancers naso-sinusiens).

Le perchloroéthylène

Classé « cancérigène probable » pour l’homme par le CIRC (groupe 2A), c’est un solvant très utilisé dans les pressings. Depuis le 1er mars 2013, il est interdit en France « d’installer toute nouvelle machine de nettoyage à sec fonctionnant au perchloroéthylène dans des locaux contigus à des locaux occupés par des tiers ». Les machines existantes fonctionnant au perchloroéthylène dans ces mêmes locaux contigus seront interdites de manière progressive, en fonction de leur âge (arrêté du 6 décembre 2012).

Les pesticides

Il existe une présomption forte d’un lien entre l’exposition aux pesticides et le risque de lymphomes non hodgkiniens pour les professionnels du secteur agricole, de même que pour les myélomes multiples. Le lien avec les leucémies ne peut être écarté, mais les preuves sont moins concluantes. Pour le cancer de la prostate, le risque apparaît plus élevé chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales. Pour quelques pesticides, un excès de risque est observé uniquement chez les agriculteurs ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate. Le risque de certains cancers de l’enfant (leucémie et tumeur cérébrale) semble également plus élevé en cas d’exposition aux pesticides pendant la grossesse.


Les agents physiques

Ils correspondent aux rayonnements dont l’exposition constitue un facteur de risque de cancers.

Ce sont les rayonnements ionisants qui peuvent être naturels (provenant de certaines roches du sol ou de l’espace) ou artificiels (examens médicaux de radiologie), et les rayonnements non-ionisants (rayonnements ultraviolets – UV – et champs électromagnétiques).

L’exposition aux rayonnements ionisants

(qui concerne principalement le monde médical) et aux UV (qui concerne les professions de plein air) sont des facteurs de risque de cancer.

Les champs électromagnétiques

ont été classés par le CIRC « peut-être cancérigènes pour l’homme » (groupe 2B) en mai 2011. Des recherches complémentaires doivent être menées sur l’utilisation intensive à long terme du téléphone portable.


Certains virus comme ceux des hépatites B et C, les papillomavirus (de type 16 et 18), le virus d’Epstein-Barr, rencontrés dans le secteur médial, sont reconnus comme des facteurs de risque de cancer. C’est aussi le cas de l’exposition aux mycotoxines, des substances produites par des champignons microscopiques (moisissures), qui concernent le milieu agricole et l’agroalimentaire.


Le travail de nuit

Des enquêtes réalisées auprès d’infirmières et d’hôtesses de l’air ont montré que le travail de nuit sur des longues durées augmentait les risques de cancer du sein. Le travail de nuit est classé « cancérigène probable » par le CIRC (groupe 2A).

Stress au travail et cancer

À l’heure actuelle, aucun lien de causalité n’a été mis en évidence entre le stress que peuvent ressentir les salariés pendant leur activité professionnelle et la survenue d’un cancer. Cependant, le stress peut être à l’origine de conduites addictives comme le tabagisme ou l’alcoolisme qui, elles, sont des facteurs de risque importants de cancer. Par ailleurs, le cancer lui-même est une source de stress.


Quels sont les modes d'exposition ?

L’inhalation

Le plus souvent, c’est par voie respiratoire qu’a lieu la contamination. Poussières et poudres en suspension, gaz, fumées, aérosols, vapeurs… de nombreuses substances cancérigènes peuvent polluer l’air que l’on respire.

L’ingestion

La contamination par voie orale est plus rare. Toutefois, il est possible d’ingérer des particules de produits cancérigènes en portant ses mains souillées ou des objets contaminés à la bouche. Il est aussi possible d’avaler des particules qui se déposent sur le visage, en particulier sur les lèvres.

La voie cutanée

Certains agents cancérigènes peuvent pénétrer dans l’organisme à travers la peau. La contamination peut avoir lieu lorsque le produit est manipulé à mains nues, mais aussi en recevant des projections du produit ou par contact avec un objet (chiffon imbibé) ou un plan de travail contaminé.


Ce dossier est le fruit d’un partenariat entre la Fondation ARC et la FNATH, Association des accidentés de la vie. Il a été réalisé avec le concours du Dr Béatrice Fervers, cancérologue et coordinatrice de l'Unité Cancer Environnement du centre Léon-Bérard (Lyon) et Julien Carretier, responsable de l'information des publics dans la même unité.


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