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Cancer du pancréas : des éléments forts en faveur d’une poly-chimiothérapie

Pour les patients atteints d’un cancer du pancréas, le traitement de chimiothérapie qui fait suite à la chirurgie devrait changer grâce aux bons résultats d’une étude de phase III.

Avec plus de 14 000 nouveaux cas estimés en 2017, le cancer du pancréas représente le second cancer digestif en France et voit son incidence croître régulièrement depuis plusieurs décennies. Face à cette augmentation inquiétante du nombre de cas, les solutions thérapeutiques ne progressent que trop lentement et les cancers du pancréas sont à l’origine d’une des mortalités les plus importantes de tous les cancers. Des résultats récents montrent qu’une poly-chimiothérapie améliore significativement la situation des patients qui ont pu bénéficier d’une prise en charge chirurgicale.

Chez 10 à 20 % des patients seulement, le diagnostic d’un cancer du pancréas survient suffisamment tôt et permet d’envisager une intervention chirurgicale. Après l’ablation de la tumeur, une chimiothérapie est proposée pour supprimer les cellules cancéreuses qui seraient toujours présentes ou qui auraient déjà quitté la zone tumorale. Cette chimiothérapie dite « adjuvante » a permis un doublement du taux de survie à cinq ans des patients opérés (de 10 à 20 %) et repose en général sur l’administration de gemcitabine, une molécule utilisée pour traiter différents cancers avancés ou métastatiques. Selon les résultats d’un important essai de phase III, un autre traitement de chimiothérapie permettrait un gain de survie significatif pour ces patients.

Le FOLFIRINOX, une chimiothérapie combinant plusieurs molécules actives (acide folinique, oxaliplatine, irinotecan et 5-fluorouracile), est déjà proposé aux patients atteints d’un cancer du pancréas métastatique. Dans l’étude dont les résultats ont été rendus publics lors du dernier congrès de l’ASCO, les médecins ont comparé l’efficacité de ce protocole de chimiothérapie à celle du standard actuel (la gemcitabine) grâce à une étude randomisée portant sur 493 patients suivis dans 77 centres entre la France et le Canada. Après un suivi médian de près de 3 ans, les résultats montrent un avantage très net pour le FOLFIRINOX.

Après chirurgie, les patients qui avaient reçu le FOLFIRINOX avaient une survie globale moyenne augmentée de 19,4 mois par rapport à ceux qui recevaient la gemcitabine. Le temps médian avant l’apparition d’éventuelles métastases était, lui aussi, significativement rallongé (30,4 VS 17,7 mois). De tel résultats seraient, selon les auteurs de l’étude, de nature à changer les standards de traitement et posent aussi la question de la place du FOLFIRINOX dans la prise en charge des patients : serait-il possible d’envisager une administration dite « néo-adjuvante », c’est-à-dire en amont de la chirurgie, et ainsi de gagner du temps sur l’éventuelle dissémination précoce de micro-métastases ? D’autres études sont actuellement en cours pour tester cette option. A suivre.


R. D.

Source : Communiqué de presse Augmentation significative de la survie chez des patients atteints d’un cancer du pancréas : les premiers résultats de l’étude PRODIGE 24-PA.6 présentés au congrès de l’ASCO 2018 ; 4 juin 2018


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